Yennayer ressuscité à l’est du pays

A Constantine, la célébration de Yennayer s’est installée, depuis trois années consécutives, telle une tradition. On accueille ce Nouvel An à travers plusieurs festivités, traduites par des conférences, concerts musicaux et sorties récréatives aux sites archéologiques. Quoi de plus naturel sur les terres de l’Aguellid Massinissa, l’unificateur amazigh. Précurseur en la matière, la ville du Khroub s’est éclipsée cette année. Du moins, elle n’a pas annoncé publiquement le moindre programme. Constantine qui culmine 2500 ans d’histoire, dont celle amazighe, s’est contentée, quant à elle, d’une exposition de bijoux, tenues vestimentaires et mets traditionnels kabyles, abritée par la maison de la culture Al Khalifa. La musique de circonstance diffusée à forts décibels apporte une touche festive à cette célébration et fait plonger le centre-ville dans une ambiance chaleureuse par un temps pluvieux et froid. A Jijel, Yennayer, symbole d’une date qui marque le début du Nouvel An berbère, n’a jamais été effacé des mémoires. Avant même que cette date ne porte un cachet officiel, elle était déjà célébrée dans certaines régions. Ras el âm ou le Nouvel An est resté ancré dans les mœurs sociales jusqu’à ce que les nouvelles générations abandonnent ces célébrations. «Avant, c’était une fête conviviale, nos mères et nos grands-mères ne rataient pour rien l’événement pour nous mijoter un plat spécialement préparé pour cette date qui réunissait toute la famille», se remémorent des habituées de cette fête dans certaines régions à El Ancer, El Milia et dans d’autres localités à l’est de la wilaya. Toutes ces traditions sont intimement liées à l’appartenance berbère de la région, qui semble avoir perdu certaines de ses coutumes au détriment d’une culture venue d’ailleurs et qui a même fait oublier les tenues vestimentaires traditionnelles aux femmes. Il reste que pour les cérémonies officielles, elles se dérouleront, aujourd’hui, dans la ville de Taher en présence

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