ALGER - La commission de la culture, de la communication et du tourisme de l'Assemblée populaire nationale (APN) a auditionné, mercredi, le Directeur général de l'Etablissement public de Télévision (EPTV), M. Nadir Boukabes, le Directeur général de la Radio algérienne, M. Mohamed Baghali, et le Directeur général de l'agence Algérie Presse Service (APS), M. Samir Gaid, concernant les deux projets de loi relatifs à la presse écrite et électronique et à l'activité audiovisuelle, indique un communiqué de l'institution parlementaire. La séance, présidée par le président de la commission, Mouaz Ahmed, s'est déroulée en présence du vice-président de l'APN, Nacer Battiche. Elle entre dans le cadre de la poursuite des auditions des journalistes, des directeurs des établissements médiatiques et des universitaires travaillant dans le champ médiatique. Mouaz a souligné l'attachement des membres de la commission à "auditionner tous les acteurs, experts et travailleurs du secteur de l'Information pour l'examen approfondi et l'enrichissement" de ces deux projets de loi en vue d'élaborer des textes juridiques "en accord avec l'esprit de la Constitution et les engagements du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune". A cette occasion, les directeurs généraux se sont déclarés "disposés à répondre à toutes les préoccupations" des membres de la commission concernant les deux projets de loi en débat, "lesquels sont très attendus par la corporation pour aboutir à un texte de loi qui jette les bases d'un nouveau paysage médiatique répondant aux aspirations des membres de la corporation". Les membres de la Commission se sont félicités, lors du débat, de la série de textes qui lui ont été soumis dans le but de "réguler l'activité médiatique", exprimant le souhait que "les détenteurs de l'argent sale soient exclus de l'investissement dans le secteur de l'information". Les préoccupations de ces membres ont porté essentiellement sur "l'amélioration de la qualité de tous les services d'information, la création de nouveaux médias et d'un contenu médiatique moderne compétitif répondant aux besoins croissants de la société", ainsi que sur l'impératif de "préserver l'ordre public", qu'il s'agisse de sécurité, de santé, de quiétude, de mœurs, d'éthique, de principes ou de fondements de la société algérienne. Les membres de la Commission ont également soulevé "deux préoccupations sur la volonté des chaînes et des établissements médiatiques de diffuser des programmes produits à 60% en Algérie et d'investir dans le domaine de l'information, appelant à la "réorganisation du domaine de la publicité". Les intervenants ont également formulé certaines propositions portant en général sur l'élargissement et la diversification des programmes des stations régionales de télévision et de radio.

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