Le projet global de domination tribal de Yaoundé contre la communauté Bamiléké est adossé sur le reliquat dense de détestation que véhicule leur auto-enfermement. 4- Victimisation et auto-glorification : conjurer le déni ​​​La préférence de Maclédio se porta sur le jeune Gaston d’ethnie bamiléké. Gaston était plus fidèle qu’un chiot et plus silencieux que le cache-sexe d’une vierge. Il n’ouvrait la bouche que pour louer et vénérer un seul être dans ce vaste monde : le chef de sa tribu, le fog, ajoute le répondeur. Il le présentait, le dénommait, le qualifiait de « pluie qui tombe subitement », de « père aux riches vêtements », de « celui dont les yeux sont plantés aux carrefours », de « celui qui partage sans distinction de mains » et même de « celui qui n’a pas de nausée devant des excréments ». Quand Gaston, le petit boy, ajouta à toutes ces qualités que le chef, son fog, était aussi « le père des orphelins », les doutes de Maclédio se dissipèrent.

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